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Les amis de la cathédrale Saint Pierre de Lisieux

Histoire

Aujourd’hui, Lisieux est une ville connue dans le monde entier de par Saint Thérèse et aux Saints Louis et Zélie Martin.


UN RETOUR DANS LE TEMPS…….


Avec plus de 2000 ans d’histoire, une tribu gauloise, venue s’installer à l’époque gallo-romaine, les ‘ Lexovii’ donnera son nom aux habitants de la ville : les Lexoviens.

Les ‘ Lexovii ‘ occupaient un territoire correspondant à l’ancienne province ecclésiale de Rouen, la ville de Lisieux, faisant partie de cette province.

Après la conquête de Jules César, Lisieux devient un lieu d’échanges et de commerce de par situation sur le fleuve La Touques qui était navigable, et au confluent de plusieurs affluents ; l’Orbiquet, le Cirieux et le Graindain.

Seconde moitié du IIIème siècle


Arrivent les invasions des barbares. Comme beaucoup de villes, Lisieux, appelé à l’époque Novomagius, se  retranche dans un espace réduit entouré de murs :  le castrum.

Bien que des détails manquent, un évêque siège de façon épisodique, ce dernier assistera en 538 au concile d’Orléans. A cette époque, le diocèse de Lisieux s’étendait sur un territoire correspondant à l’actuel Pays d’Auge.


Au VIème siècle

Construction d’un groupe ‘ CATHEDRAL ‘  qui est composé en général de 3 constructions. Un édifice, préexistant, sera retrouvé sous la cathédrale mais sans pouvoir en préciser la nature.


Du XIème siècle au XIIème siècle


Période du développement.

Jusqu’à la révolution (1792), le siège épiscopal de Lisieux sera occupé de façon permanente.

Contrairement aux autres évêchés normands, l’évêché de Lisieux s’étend sur un ‘comté‘.

Le ‘Comté de Lisieux’, bien que peu étendu, est reconnu par les ducs de Normandie et les rois de France.


En 1035, l’Evêque Herbert (1026-1050) entreprend de construire une cathédrale à Lisieux. Ce dernier  détruit partiellement le mur romain afin de pouvoir construire une nouvelle cathédrale romane plus grande, mais ne pourra l’achever.

Son successeur, Hugues d’Eu (1050-1077) cousin de Guillaume le Conquérant (1027-1087) – duc de Normandie et roi d’Angleterre, la termine et la dédicace à l’apôtre Saint Pierre (1064). A l’occasion de la cérémonie de la dédicace et pour combattre une épidémie, il fait venir de Bourges les reliques de Saint Ursin (vers 300 et évêque de Bourges); ces dernières resteront à Lisieux. Un vitrail de la cathédrale lui est dédié.


La cathédrale du XIème siècle remplace l’ancien édifice en partie détruit par les vikings. Elle est implantée sur les vestiges d’un mur antique de construction romaine.                                                                            

Au XIIème siècle, la construction d’une cathédrale est l’œuvre par excellence de l’évêque. Tous les plans et dessins sont conservés par les Chanoines qui s’occupent de la gestion tant financière qu’administrative par le biais d’un organisme spécialement créé : la fabrique.

La fabrique est une administration puissante car elle est à la fois administration religieuse et seigneuriale.Vers 1387, l’accord conclut entre l’évêque Guillaume D’estouteville (1382-1414) et le chapitre permet de pourvoir aux réparations urgentes.


Aux alentours immédiats de la cathédrale, se trouve depuis le XI è siècle, la demeure de l’évêque ainsi que les maisons des Chanoines dont il subsiste encore de beaux exemples, rue Banaston.

En 1136, suite à une querelle de succession entre les petits enfants de Guillaume le Conquérant, les armées de Geoffroy de Plantagenêt attaquent la ville de Lisieux. Les chevaliers bretons, chargés de la  défendre, se retirent sur les collines avoisinantes après l’avoir incendiée. Cet incendie détruit la ville et une partie de la cathédrale.


En 1152, selon une tradition, pour prouver que la cathédrale n’est pas complètement détruite, le mariage d’Henri de Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine (1122-1204) s’y serait déroulé. Mais selon les spécialistes, il serait certain que ce mariage fût célébré à Poitiers le 18 mai 1152


Jean 1er (1107-1141 fils de Normand Doyen de Sées) commence la reconstruction qui sera continuée par son neveu, l’Evêque Arnoul (1141-1182), Archidiacre de Sées, en 1143. Il en a la volonté et les moyens. Arnoul sera ‘l’homme’ de la cathédrale comme l’Abbé Suger (1081-1151) celui de la basilique de Saint Denis. C’est un homme savant, un homme politique avisé aussi, ami des grands de son temps : Henri II de Plantagenêt, Thomas Becket (1162-1170).


D’ailleurs, l’évêque Arnoul tentera de réconcilier Henri II de Plantagenêt et Thomas Becket, chancelier d’Angleterre, et archevêque de Cantorbery, Becket s’opposant à la politique du roi et refuse de soumettre la justice religieuse à la justice royale.

Finalement en disgrâce, il se réfugiera à Sens.


En 1170, sur le chemin du retour vers l’Angleterre, Thomas Becket s’arrête à Lisieux


De retour à Cantorbury, le 29 Décembre 1170 les chevaliers d’Henri II assassinent Thomas Becket dans sa cathédrale; il sera canonisé en 1173

.

HenriI II aide les chanoines à se soulever contre Arnoul avec l’appui du pape qui sera mal informé.

En 1182, le pape l’oblige à se démettre de son siège épiscopal.

Arnoul se retire à l’Abbaye Saint Victor à Paris où il meurt, réhabilité par le pape.


Les travaux s’interrompent brutalement, sans vraiment savoir quel était leur avancement.


La reconstruction de la Cathédrale aura été la grande œuvre de l’Evêque Arnoul. C’est à cette époque que le nouvel art des arcs-boutants apparaît utilisé pour la première fois en Normandie.

                                                              

Entre 1185 et 1202, les travaux reprennent avec les évêques Raoul de Varneville (1182-1193) et Guillaume Ier de Rupierre  (1193-1201); les travaux de la nef, du transept et des deux premières travées du cœur seront ainsi achevés.


En 1204, la Normandie est rattachée à la France après que Philippe Auguste remporte la bataille de Château Gaillard.                                                                                 

L’Evêque  Jourdain du Hommet (1202-1218) reprend les travaux.    

En 1218, son successeur, Guillaume du Pont de l’Arche (1218-1250) termine la cathédrale par la tour lanterne, les portails latéraux et les tours de la face occidentale.


En 1226, un incendie ravage les parties hautes de l’édifice.

Selon certains documents, la cathédrale est terminée en 1250.


XIVème siècle


Au début de ce siècle, percement des murs latéraux, côté nord, (sauf pour les 2 premières travées jouxtant le palais épiscopal) pour édifier des chapelles destinées aux Chanoines.

Les anglais envahissent la ville à deux reprises; c’est la guerre de Cent Ans qui débute par deux malheurs : en 1346 la défaite de Crécy et en 1348 l’épidémie de la peste noire.         


Alors l’évêque Guitard (Guillaume V / 1349-1358), en siège, met en place le ‘Fort-L’Evêque’ qui est un réduit fortifié qui englobe la cathédrale et le palais épiscopal.                                                                                                                        

Les habitants de la ville trouvent refuge dans la cathédrale


XVème siècle


De même qu’au début du siècle précédent, des chapelles sont construites côté sud.

Enfin, Lisieux connaît une période de paix sous le bref épiscopat du savant Nicolas Oresme (1377-1382), prescripteur de Charles V (Roi de France de 1364 à 1380).


Interviennent alors les cardinaux Branda de Castiglione (1420-1424) et Zénon de Castiglione (1424 -1432) qui engageront la fabrique à réparer la Cathédrale.

De 1424 jusqu’en 1426, le ‘fabricien’ Jacques Guérard, parlera des tentatives faites pour arrêter le mouvement alarmant de la tour lanterne du transept.


En 1432, un an après le procès de Jeanne d’Arc, l’évêque Pierre Cauchon, grand inquisiteur, évêque de Beauvais, est nommé à Lisieux (1332-1342). C’est lui qui fait ériger la chapelle axiale, dédiée à la Vierge, dans laquelle il sera enterré.


Révolte d’une partie des chanoines du chapitre qui aboutira à l’arrestation du chanoine Anquetil qui sera mis à mort par les anglais qui ne respecteront pas le droit d’asile dans un lieu saint.


Ere de l’épiscopat de Thomas Basin ((1447-1474).


En 1449, Lisieux est encerclé par les armées de Charles VII.


L’archevêque rédigera la capitulation de Lisieux qui redevient alors ville française et qui retrouvera la paix. C’est le premier évêque à se rallier à Charles VII. Il sera nommé conseiller du Roi.


En 1452, des travaux importants sont repris au niveau de la tour lanterne.

Nous pouvons voir aussi l’écusson de Thomas Basin, à l’extérieur de l’édifice, sur la partie Nord du chœur.


En 1462 et 1463, la réfection de l’arc boutant du dessus de la Chapelle Saint Ursin est entreprise.

Aujourd’hui, cette chapelle est dédiée à Sainte Thérèse.


Aucun travaux ne sont entrepris malgré le délabrement de l’édifice.


En 1554, le 17 mars, la grande tour s’effondre détruisant dans sa chute les premières travées du chœur. Sa reconstruction sera de style néo-roman.


En 1579, les maçons comment à réparer la tour. Les voûtes sont consolidées et les travaux vont durer 22 ans.

En 1840, avec l’appui de Monsieur François Guizot (1787-1874), alors ministre de l’Intérieur, la cathédrale Saint Pierre de Lisieux est classée Monument Historique.